19 mai 2015

Créez des textures pour donner du cachet à vos photographies

Même si l'idée n'est pas de "texturer" toutes vos photos, il peut s'avérer très créatif de rajouter une ou plusieurs textures à certaines de vos photographies, histoire de leur donner un cachet particulièrement original. Certaines règles sont toutefois à respecter, voyons cela en détails.


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Photographie de pointus texturée avec un vieux mur
Certains photographes raffolent des textures et en font même leur marque de fabrique. Un style comme un autre me direz-vous.

Si vous fréquentez Flickr, vous ne manquerez pas de visiter des groupes tels que "Texturing the world" ou encore "Textured Manipulations" pour apprécier le travail de photographes passionnés et, pourquoi pas, vous en inspirer.

D'autres groupes existent, il suffit de les chercher sur Flickr.

Qu'est ce qu'une texture ?

Une texture est ni plus ni moins la photographie d'un support (tissus, bois, briques, terre, écriture de journal, dos de vieilles cartes postales avec écriture à la ronde et timbre d'époque, etc) qui sera utilisée comme un calque en vue de modifier l'aspect d'une photographie de base pour lui donner un cachet particulier. Les exemples sont presque sans limites (d'une vieille surface en métal rouillé au canevas d'une toile de jute, en passant par un vieux mur de briques,...tout est possible).

Plusieurs textures peuvent être utilisées pour une même photo.

 Exemples de textures :
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Texture (herbe coupée)
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Texture (vieux mur rouillé et sali)


Quelles sont les règles à respecter ?

Même s'il n' y a pas vraiment de règle strictes pour réussir ses textures, il vaut mieux, dans la mesure du possible, essayer de travailler dans le même format et la même résolution que la photographie de base. En clair, il est conseillé de prendre la photographie de votre texture avec le même appareil photographique et dans la même résolution que vos photographies habituelles.

Néanmoins, sachez que des "bidouilles" sont toujours possibles mais il faut penser que la finalité première d'une photographie est le tirage sur papier, même si ...95% de vos photos ne serviront qu'à de l'affichage sur le web. L'idéal est donc de photographier avec le même appareil.

Ceci étant dit, il peut s'avérer intéressant de scanner (avec votre scanner de bureau) certaines textures (écritures, tissus, etc) dans une résolution élevée (300 ou 600 dpi) et de modifier le format lors de l'opération de fusion des calques. Le tutoriel sous forme de vidéo que je vous présente dans ce billet reprend quelque peu cet exemple.

La seconde règle (valable pour toutes vos shootings) est l'utilisation (quasi) systématique (à la prise de vue) du format Raw. Il permet tous les arrangements possibles (contraste, teinte, balance des blancs).

Une même texture pourra être utiliser de différentes manières selon la photo sur laquelle elle sera appliquée : avec une luminosité maximum, une teinte différente, en sépia ou en noir et blanc, etc. Si vous n'avez pas encore de logiciel de développement  Raw, vous pourrez essayer gratuitement les logiciels réputés du commerce pendant une certaine durée (Lightroom, DXO Optics Pro, Acdsee, etc) ou encore profiter de l'excellent logiciel gratuit et open source Raw Therapee ou du non moins excellent mais iconoclaste LightZone.

Par ailleurs, il faudra respecter le sens de votre image. N'hésitez pas à créer des textures au format "paysage" et d'autres au format "portrait".

Je vous conseille dès à présent de prendre votre appareil et de commencer à photographier des surfaces propices à devenir des textures : vieux murs, planches de bois typiques, herbes sèche, vieux journaux, etc. Une fois développées aux formats Tif ou jpeg, vous les classerez dans un dossier que vous pourrez nommer "textures".

Le nom du mode de fusion à utiliser pour le calque sera variable selon le logiciel utilisé (Gimp, Photoshop, Photoshop Elements ou encore Photofiltre). Le logiciel que vous utiliserez, vous l'avez compris, devra gérer les calques, c'est la seule condition requise.

Pour ma part, j'utilise essentiellement Gimp pour "texturer" mes photographies. Sachez que vous pourrez jouer avec les différents modes de fusion, essayer différents réglages sur le calque servant de texture (luminosité, teinte, désaturation, etc) et varier également l'opacité afin d'atteindre le résultat souhaité.

Notez qu'il est possible de faire des montages très sophistiqués dans lesquels la texture ne pourra être utilisée que sur une partie de l'image grâce aux masques de calques. Je ne vais pas entrer dans ce genre de travail qui s'apparente, pour ma part, davantage à de l'infographie qu'à de la photographie.

Etre photographe ne veut pas dire, à mon sens, passer des heures sur un ordinateur à faire des détourages et des montages complexes. Ceci-dit, si (contrairement à moi) vous êtes du genre très patient et méticuleux, rien de vous empêche de le faire. La liberté créative est prioritaire sur tous les débats existentiels (et stériles) du genre "Où s'arrête la photographie et où commence le graphisme".

Dans la mesure du possible, essayer de photographier vos textures dans une focale standard, en gros, évitez les zooms.

Je vous ai préparé une courte vidéo pour vous expliquer sommairement la façon de procéder avec Gimp ou Photoshop :


Si vous souhaitez agrémenter votre image de certains effets supplémentaires (vintage, cadre, halos de lumière, etc.), rien ne vous empêche de faire des essais avec cet extraordinaire service en ligne qu'est Pixlr-o-matic. Je me suis servi de la photographie utilisée dans la vidéo pour lui donner encore plus de cachet en complétant le résultat avec Pixlr-o-matic :

Vieux-vélo (texture et Pixlr-o-matic)

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